L’endocrinologie est la spécialité médicale qui étudie les hormones, les glandes endocrines et le métabolisme.

Les hormones sont des molécules transportées par le sang et agissant sur différents organes. Elles sont secrétées par les glandes endocrines.

Les principales glandes endocrines sont l’hypophyse, le pancréas, la thyroïde et les parathyroïdes, les surrénales, les ovaires et les testicules.

Il existe un grand nombre d’hormones régulant notre métabolisme : insuline, glucagon, hormones thyroïdiennes, cortisol, aldostérone, testostérone, estradiol, progestérone…

Toute anomalie de sécrétion d’une glande endocrine (hyper ou hypo sécrétion) et toute anomalie de sensibilité (sensibilité accrue ou résistance) de l’organe cible peut entrainer une maladie endocrinienne.

Les maladies endocriniennes les plus connues sont le diabète et les dysfonctionnements thyroïdiens.

Le diabète est défini par un excès de sucre dans le sang. On estime à plus de 5 millions le nombre de diabétiques en France. Il existe principalement 2 types de diabète.

Le diabète de type 1 (environ 6% des cas) est caractérisé par une carence en insuline ou un défaut d’action de l’insuline, hormone qui permet l’entrée du sucre dans les cellules. Il est dû à des anticorps dirigés contre les cellules du pancréas ou contre l’insuline elle-même. Le diabète de type 1 se déclare souvent avant l’âge de 20 ans.

Le diabète de type 2 (environ 92% des cas) est en lien étroit avec l’obésité et la sédentarité, il est dû à une résistance des cellules à l’insuline.

Dans tous les cas le traitement repose sur un régime alimentaire adapté, une activité physique régulière et un traitement médicamenteux.

Une consultation au moins annuelle chez l’endocrinologue est recommandée afin de vérifier l’équilibre du diabète et l’absence de retentissement sur les organes dont le fonctionnement peut être altéré par le diabète.

Le diabète gestationnel est un diabète qui apparait pendant la grossesse, il se déclare lorsque le pancréas ne parvient pas à sécréter suffisamment d’insuline pour compenser la résistance des cellules à cette hormone, résistance induite par la grossesse. Le principal problème associé est celui du poids du bébé qui peut augmenter au-delà de 4 kg (macrosomie).

Le traitement repose sur un régime alimentaire et une activité physique adaptés à la grossesse. Si cela ne suffit pas un traitement par insuline sera instauré, sans aucun danger pour le bébé. Ce diabète disparait après l’accouchement mais indique une prédisposition au diabète de type 2 qui devra être régulièrement dépisté.

La thyroïde est une glande située à la face antérieure du cou. Elle produit des hormones thyroïdiennes sous la régulation de la glande hypophyse située au niveau cérébral.

La thyroïde peut sécréter des hormones en excès (hyperthyroïdie) ou en défaut (hypothyroïdie)

Les principaux symptômes d’hyperthyroïdie sont la fatigue, l’insomnie, la nervosité, l’amaigrissement malgré une faim intense, les diarrhées, les palpitations cardiaques, la sensibilité à la chaleur.

L’hypothyroïdie quant à elle peut donner les signes suivants : fatigue, somnolence, dépression, constipation, frilosité, prise de poids, peau sèche, cheveux cassants, crampes musculaires.

Le diagnostic nécessite une prise de sang et souvent une échographie thyroïdienne.

La thyroïde peut développer des nodules, il s’agit d’une pathologie fréquente dont la cause n’est pas connue. On estime que 4% de la population est porteuse de nodules thyroïdiens et ce chiffre augmente avec l’âge.

Les nodules posent 3 problèmes principaux : ils peuvent gêner la déglutition, la voix ou la respiration, ils peuvent être à l’origine d’une hyperthyroïdie et ils peuvent être cancéreux. Heureusement, la grande majorité des nodules sont bénins.

Le suivi se fait par échographie thyroïdienne régulière et ponction des nodules si besoin.

Les glandes parathyroïdes sont au nombre de 4 et sont situées en arrière de la glande thyroïde. Leur dysfonction peut entrainer des anomalies du calcium dans le sang.

Les dysfonctionnements ovariens peuvent causer des troubles du cycle chez la femme, une infertilité, un excès de pilosité (hirsutisme), une acné, une perte de cheveux, des troubles de la libido.

Les dysfonctionnements testiculaires quant à eux peuvent causer une infertilité, des troubles de l’érection, une gynécomastie, une dépilation.

Les glandes surrénales sont au nombre de 2 et sont situées au pôle supérieur des reins. Elles régulent de nombreuses hormones dont la testostérone, le cortisol, l’aldostérone et les dérivés methoxylés qui sont les précurseurs de l’adrénaline et de la noradrénaline. Des dysfonctions peuvent être suspectées devant une hypertension artérielle sévère ou survenant avant 40 ans, des malaises avec poussée hypertensive, maux de tête, sueurs, palpitations cardiaques mais aussi un excès de pilosité (hirsutisme) ou une infertilité

Pour ce qui est du surpoids ou de l’obésité, en réalité très rares sont les cas où ils sont dus à une anomalie endocrinienne. Ils sont plus favorisés par un terrain génétique prédisposé, associé à de mauvaises habitudes de vie, comme les régimes restrictifs à répétition et le manque d’activité physique. Une consultation médicale afin de dépister des complications de l’obésité ou d’envisager une chirurgie peut être utile mais dans tous les cas le plus important reste l’accompagnement nutritionnel.

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