L’un des principaux effets secondaires en PMA, c’est la prise de poids. Si elle n’est pas systématique, elle est néanmoins fréquente. Mais cette prise de poids est transitoire, puisqu’hormonale.

 

Une alimentation adaptée à de nouveaux besoins et enjeux

C’est une période propice aux changements d’habitudes et aux prises de conscience alimentaires.

En vue de minimiser la fatigue, d’écarter le risque d’un éventuel diabète gestationnel ainsi qu’une prise de poids trop conséquente, l’alimentation se doit d’être variée avec des apports adaptés en protéines (viande, poisson, oeuf, légumes secs), lipides (graisses animales et végétales), glucides (fruits, céréales/féculents, produits sucrés), vitamines (notamment B9 et B12) et minéraux.

Les fibres, contenues dans les végétaux (fruits, légumes et céréales semi-complètes ou complètes) jouent un rôle important notamment dans la régulation du transit et de la glycémie.

Gardons en tête l’assiette idéale composée de : 1/2 légumes + 1/4 protéines + 1/4 féculents.

L’eau reste la seule boisson recommandée avec la consommation de 1,5 litre par jour minimum.

Café, thé, sodas sont à limiter tout comme l’alcool.

Les produits issus de l’agriculture biologique sont à privilégier pour minimiser le plus possible l’exposition aux pesticides.

Les produits ultra transformés (pizzas, plats préparés,…) sont à éviter pour limiter l’exposition aux additifs (conservateurs, édulcorants, colorants,…), sel ou sucre ajouté et perturbateurs endocriniens (emballages plastiques…).

Les femmes, végétariennes, végétaliennes ou qui ont un régime particulier en raison notamment d’allergies ou d’intolérances alimentaires, peuvent continuer à suivre leur alimentation. Elles doivent cependant s’assurer qu’elles consomment tous les nutriments essentiels (notamment fer et calcium) à leur bonne santé et à la bonne croissance de leur futur bébé.

 

Focus sur l’apport en quantité et en qualité des graisses

Dans le cadre d’une PMA, nous allons mettre un accent particulier sur les apports en acides gras, en cherchant à augmenter la consommation d’omega-3.

En effet, selon une étude au Colorado en 2016, les oméga-3 favorisent des ovules de meilleure qualité.

Ils optimisent aussi notre système immunitaire et sont essentiels au bon développement du système nerveux et de la rétine du fœtus.

Mais ils ne sont pas synthétisés par notre organisme et sont donc apportés par notre alimentation.

Ils se trouvent notamment dans les huiles végétales de type colza, lin, noix ou les mélanges d’huiles à consommer froiden assaisonnement (1 cuillère à soupe par jour dans une salade par exemple) ; les fruits à coque (noix, noisettes, amandes…) à raison d’une poignée par jour.

 Le DHA, dérivé oméga-3, se trouve dans les poissons gras.

Pour avoir des taux suffisants en oméga-3 et DHA, il est recommandé de manger deux portions de poissons  par semaine.

Mais attention à privilégier les petits poissons (sardines, maquereaux, harengs, anchois) et non les gros, comme le thon, en fin de chaîne alimentaire, qui peuvent contenir des métaux lourds en quantité importante.

L’omega-6 est un autre acide gras intéressant, contenu essentiellement dans les huiles végétales de type tournesol et maïs. L’acide arachidonique, dérivé oméga 6, est présent dans le jaune d’œuf et la viande.

Cependant, il est important de veiller à un bon équilibre entre l’apport en oméga-3 et oméga-6 et de consommer autant d’oméga-3 que d’oméga-6.

A contrario, on cherchera à baisser la consommation d’acide gras « trans », contenus dans les viennoiseries, pâtisseries, biscuits, pains industriels, chips.. – non bénéfiques pour la santé.

 

Une alimentation associée à un mode de vie et un environnement sain

Le « mieux manger » s’intègre dans un cercle vertueux au même titre que la pratique d’une activité physique quotidienne, une exposition suffisante au soleil ou un sommeil de qualité (pièce aérée, heures de coucher régulières…).

 

En résumé, c’est une période propice pour s’écouter et mettre en place toutes les conditions favorables à une meilleure santé et un bien-être global.

Laure Dratler

Diététicienne nutritionniste

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